« On s’accomplit en devenant singulier »

Auteur de nombreux best-sellers, traduits dans plusieurs langues, et également éditeur (pour Belfond et Pocket), Fabrice Midal est l’un des pionniers de l’enseignement de la méditation en France, dont il propose une approche laïque. Le travail de ce « philosophe de l’existence » est ainsi destiné à s’adresser au plus grand nombre, en faisant notamment le lien entre la philosophie et l’art, deux facettes qu’il estime indispensables à l’existence elle-même. Fustigeant « un certain discours psychologique, très culpabilisateur », l’invité du Grand Entretien de ce nouveau numéro du IONIS Mag rappelle combien il est essentiel « d’être en rapport avec son désir » pour réussir sa vie. Et si, en sa compagnie, on prenait le temps de réfléchir à « cette dictature de l’efficacité, de la gestion et de la rentabilité, qui absolument s’impose partout », dont nous sommes à la fois prisonniers et acteurs, mais qui nous rend si malheureux ?

Quels philosophes nourrissent votre approche et votre pensée ?
La philosophie recoupe des réalités très différentes. Une définition consiste à la présenter comme une technique, comme celle que j’ai étudiée à l’université : on comprend un auteur, on le démonte puis on le remonte. Mais cette approche ne m’intéressait pas trop. Elle n’est pas assez vivante, trop académique et très peu en rapport à la vie. La plupart des professeurs que j’avais à la Sorbonne – à quelques exceptions près comme par exemple Marcel Conche que j’aimais beaucoup – donnaient l’impression qu’ils pouvaient parler de philosophie comme de la production des bananes en Afrique de l’Ouest… Puis, la philosophie a connu son renouveau, avec les nouveaux philosophes dont l’approche était plus politisée. Mais cela non plus ne m’a jamais vraiment intéressé : ce rapport à l’engagement et à l’actualité m’a toujours semblé assez pauvre. Puis, il y a la figure de la philosophie comme sagesse, dans l’esprit de Pierre Hadot. Mais, là encore, cela ne m’a jamais parlé : je suis très critique sur la pensée stoïcienne et épicurienne, que je trouve très abstraite, peu satisfaisante et trop théorique.
Ce qui m’intéresse est la dimension d’existence et comment la philosophie interroge celle-ci pour de bon. Non pas, comme chez Hadot, avec des exercices pour essayer d’être apaisé et dans le détachement, mais pour interroger l’existence. Et essayer de creuser ce qui se passe, pas à pas. Je suis très marqué par les philosophes modernes : Hegel, Nietzsche, Heidegger et Wittgenstein sont ceux que je lis le plus. J’ai aussi un rapport très profond avec la philosophie grecque, celle de Platon et d’Aristote, comme celle de ceux qu’on appelle à tort les « présocratiques » et avec qui je chemine depuis longtemps.

Très peu de gens sont modernes, la plupart des références que nous avons sont archaïques. Les enjeux politiques que nous avons aujourd’hui, comme le nationalisme ou le socialisme, sont des notions très anciennes.

L’art semble aussi jouer un rôle essentiel dans votre travail…
L’autre dimension qui me passionne, c’est celle de la modernité poétique. C’est la grande aventure de ma vie qui a commencé lorsque j’avais une douzaine d’années. J’ai ressenti un véritable choc pour l’œuvre de Kandinsky – même si, au début, je ne la percevais pas très bien –, puis pour celle de Jean Dubuffet. Toute ma vie, je n’ai cessé d’interroger cette modernité poétique, si mal comprise et qui n’a rien à voir avec ce qu’on peut appeler « modernité » au sens habituel, qui se réfère à une époque. À mes yeux, la modernité est une modalité possible de vie. Très peu de gens sont modernes, la plupart des références que nous avons sont archaïques. Les enjeux politiques que nous avons aujourd’hui, comme le nationalisme ou le socialisme, sont des notions très anciennes et finalement très peu modernes. Or, il y a une aventure extraordinaire dans la modernité poétique – « poétique » au sens le plus large du terme, celui de tous les arts. J’ai ainsi beaucoup travaillé sur la poésie, la peinture et la danse. Les philosophes ont en général un peu de mépris pour l’art : il y a une sorte de divorce très ancien, qui remonte à Platon quand il chasse Homère de La République. On sent bien que les philosophes ont un peu de mal avec les artistes et dans notre monde, l’art est considéré comme quelque chose d’esthétique et de pas très essentiel. Pourtant, selon moi, l’art c’est la vie même ! C’est ce qui me sauve et ce qui est le plus important pour moi. Je n’ai donc pas du tout un rapport esthétique ou culturel aux œuvres d’art, mais un rapport existentiel profond.
Mon travail se situe au carrefour de la philosophie et de la question de l’art. J’ai été aussi bien formé par des philosophes, qui ont joué un rôle majeur pour moi, que par des êtres exceptionnels qui m’ont ouvert à la profondeur de différents arts, comme la peinture ou la danse.

En somme, vous êtes un philosophe de l’existence.
Oui. Que signifie exister ? Comment existe-t-on ? Que veut dire aimer, penser ou être malade ? Ces questions touchent au plus profond de l’existence. Ainsi, j’aime beaucoup quelqu’un comme Roland Barthes, un penseur qui avait la capacité de parler aussi bien de lui et de son expérience que de la photographie ou de Proust. Il y a là quelque chose d’inspirant, même s’il n’est pas tout à fait du côté de la philosophie. Mais sa manière d’interroger et de questionner la vie, notamment sur le sens de l’amour, m’inspire au plus haut point.

Pourquoi avons-nous désormais oublié de philosopher ? Et de nous interroger sur notre propre existence, ce que fait justement l’art, relayé au second plan de notre société ?
Tout le monde veut faire de la vulgarisation philosophique. On veut expliquer les séries de Netflix par la philosophie. C’est très à la mode, mais je ne trouve pas ça très amusant. Ce que je trouve intéressant, c’est d’avoir une pensée cohérente, dense, avec un parti pris qui dit quelque chose. Tout le monde essaie d’expliquer la philosophie, ce qui fait que nous n’avons pas une pensée en mouvement. Je ne sais pas d’où vient ce phénomène, comme je ne sais pas pourquoi la société considère la culture comme inessentielle. Pourquoi le discours sur la culture est-il si pauvre ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi est-ce que dans un journal, quand on parle de culture, c’est après avoir traité l’essentiel de l’économie et de la politique ? Baudelaire disait : « Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours – de poésie, jamais. » Et si vous dites le contraire, vous êtes un menteur. En réalité, j’ai bien peur que ce soit notre monde qui se mente profondément à lui-même !

La philosophie doit nous apprendre à voir ce qui empêche les conditions de notre liberté. Aujourd’hui, nous évoluons dans une sorte de « capitalisme psychique ».

Dans vos ouvrages, vous pointez également la violence profonde dans laquelle baigne notre société.
C’est un autre aspect central de ce que je crois être la philosophie : elle doit nous apprendre à voir ce qui empêche les conditions de notre liberté. Aujourd’hui, nous évoluons dans une sorte de « capitalisme psychique ». On voit bien les ravages du capitalisme sur la Terre. On voit aussi comment il réduit les êtres humains à de pures données comptables. Il engendre une brutalité désastreuse qui pose aujourd’hui des problèmes abyssaux tant au niveau social, politique, économique qu’écologique. Et nous ne voyons pas à quel point cela agit sur notre esprit. Nous sommes prisonniers de cette vision. Nous voulons gérer notre stress, être zens, dans le but d’être toujours plus efficaces jusqu’à ce que mort s’en suive. On considère que les gens font des burn-out en raison de leur manque d’efficacité ou leur incapacité à gérer leur stress. En réalité, c’est une maladie de la sur-efficience. Ceux qui font un burn-out sont toujours les plus courageux et les plus sérieux : ceux qui se sentent responsables et qui ne veulent pas laisser tomber leurs collègues, leurs clients ou les usagers des services publics. Ils s’instrumentalisent eux-mêmes, pris par le discours capitaliste ambiant.
De livre en livre, j’essaie de montrer que beaucoup de nos souffrances ne sont pas dues à une déficience psychologique. C’est la raison pour laquelle je suis assez critique envers un certain discours psychologique très culpabilisateur. La philosophie permet de montrer que nous sommes victimes d’une idéologie inapparente, que nous respirons sans nous en rendre compte. Je suis très sensible à cela. Au 19e siècle, le colonialisme et le racisme se sont ainsi imposés à des gens qui n’étaient pas tous des salauds, mais qui étaient pris par une idéologie qu’ils ne voyaient pas, avec l’idée de races et tout un discours qui les manipulait malgré eux, et les empêchait de voir la réalité. Ça m’intéresse beaucoup d’essayer de voir quelles sont aujourd’hui les formes d’idéologie que nous ne voyons pas. Cette dictature de l’efficacité, de la gestion et de la rentabilité, qui s’impose absolument partout – y compris dans les discours spirituels ou dans le monde du bien-être – est extrêmement inquiétante. Ce « capitalisme psychique » nous conduit à être toujours en faute et à nous sentir inadéquats, jamais à la hauteur. J’essaie de repérer à quel point nous sommes coupés de nos propres forces et nos propres ressources. Pour cela, il faut sortir des préjugés et des enfermements idéologiques et commencer à voir la réalité, telle qu’elle est.

Et également accepter ce que nous sommes…
Accepter profondément notre humanité, avec ses limites, sans aller outre. Beaucoup de gens veulent qu’on aille outre la limite de ce que nous sommes et sont furieux contre celle-ci. Pourtant elle est une chance ! J’ai beaucoup travaillé sur la tragédie grecque. Elle consiste justement à penser ce qui se passe lorsque l’Homme outrepasse les limites de son humanité. C’est là que la catastrophe apparaît. S’accepter, c’est accepter de ne pas être tout-puissant, de ne pas tout savoir. Et il ne s’agit pas de renoncer à toute forme d’exigence. Nous devons oser nous incarner dans cette existence en assumant simplement et profondément notre singularité. C’est en devenant singulier qu’on s’accomplit. Ce qui nous menace est de perdre notre singularité. À une époque, j’enseignais la photographie à l’université. Quand un élève parvenait à être plus personnel et intime, tout le monde comprenait davantage ce qu’il voulait montrer dans ses travaux. À l’inverse, dès que ça devenait banal et impersonnel, ça ne parlait plus à personne. Ainsi, plus je suis singulier, plus l’autre me comprend. Plus j’ose dire « je », plus je rentre en communion avec l’autre. Moins je dis quelque chose de moi, moins j’ouvre de relation profonde et sincère avec les autres.

Il fallait transmettre la médiation en enlevant cette dimension religieuse et culturelle, qui est accessoire, pour faciliter l’accès à sa profondeur.

Vous avez été l’un des premiers à enseigner la méditation de façon laïque en France. Comment est-elle entrée dans votre vie ?
J’ai découvert la méditation à l’âge de 20 ans lorsque j’étais à l’université. « Méditation » est un mot qui joue un rôle important en philosophie, pas seulement chez Descartes, avec ses Méditations métaphysiques, mais aussi chez Heidegger, avec la pensée méditante. J’ai voulu en savoir plus. Grâce au neuroscientifique Francisco Varela qui m’y a initié, j’ai découvert une façon de méditer que j’ai tout de suite adorée : elle permettait de réaliser un examen rigoureux et scrupuleux de ce que nous vivons. J’ai trouvé cela exaltant. J’ai étudié avec ce personnage fantastique, puis je me suis intéressé à la voie bouddhiste. J’ai eu la chance de travailler avec des maîtres tibétains, des gens libres et extraordinaires qui m’ont beaucoup marqué. Par la suite, j’ai senti qu’il y avait un problème dans la transmission de cette vision : on confondait le cœur de cette expérience avec sa dimension culturelle. Les gens croyaient pratiquer la méditation zen, par exemple, mais ils pratiquaient surtout le japonisme. S’habiller avec un kimono noir et prendre la position du lotus, cela n’a rien à voir avec la méditation qui est enseignée dans le chán chinois ou dans le Dhyāna indien. C’est peut-être une façon remarquable et intelligente qu’on trouvée les Japonais pour pratiquer la méditation. Mais moi, en tant qu’homme occidental marqué par une autre culture et une autre civilisation, en quoi adopter ces codes pourrait m’aider ?

D’où votre envie de lancer L’École de méditation en 2006 ?
Je me suis dit qu’il fallait transmettre la médiation en enlevant cette dimension religieuse et culturelle, qui est accessoire, pour faciliter l’accès à la profondeur de la méditation. À l’époque, Francisco Varela ne cessait de dire que les gens ne comprenaient pas la pratique dans les centres bouddhistes, qu’ils se perdaient dans les rituels. En même temps, je remarquais une fascination extrêmement dangereuse pour les maîtres tibétains, sans parler des scandales qui tournaient déjà autour de certains d’entre eux comme Sogyal Rinpoché, le plus connu en France. Tout cela n’allait pas et je ne comprenais vraiment pas cette fascination. J’ai donc été l’un des premiers en France à enseigner la méditation de façon laïque. On a d’ailleurs pensé que j’étais fou de me couper ainsi de la tradition bouddhiste, bien avant l’émergence de la méditation de pleine conscience. Je l’ai fait en souhaitant revenir au cœur de la transmission, interroger la méditation avec nos propres questions et s’affranchir d’un certain nombre de termes usés et vidés de leur sens. Outre Francisco Varela, j’ai eu la chance de rencontrer à de multiples reprises le poète de la Beat Generation, Allen Ginsberg. Je ne pratiquais pas la méditation pour me rendre zen et me permettre de faire le vide dans ma tête. C’était avant tout pour moi un outil scientifique permettant un examen passionnant et palpitant de la réalité. Au cœur de la contre-culture américaine, elle était une manière d’affirmer notre singularité, de nous relier à la voie spirituelle la plus originaire et d’ouvrir un rapport profond au sacré. C’est très compliqué de résumer tout cela en quelques lignes !  J’y ai consacré ma vie et ai écrit des dizaines de livres sur le sujet.

Il ne faut jamais lâcher sur son désir. Une vie humaine impose le risque d’interroger son désir pour de bon. Avant de voir s’il est réaliste, juste ou non, il faut d’abord réussir à l’entendre.

Si méditer est une forme d’introspection, elle est aussi un moyen de s’ouvrir davantage aux autres.
La médiation, c’est explorer la vie et inventer. Elle est à la fois rigoureuse et créatrice. Elle favorise le dialogue entre la science et la poésie. Elle était d’ailleurs au cœur de tout un courant poétique au 20e siècle, comme chez John Cage, par exemple. Elle permet de renouveler notre manière de voir les choses, d’ouvrir un autre rapport au temps, à l’espace et de regarder la vie de manière non-psychologique. C’est passionnant ! J’ai également fondé L’École de méditation dans le but de créer un espace vivant où puissent dialoguer l’art, la philosophie, la musique, la méditation… Avec les années, je suis attristé de voir la méditation être réduite à une technique de gestion par la pleine conscience. C’est un malentendu abyssal. Je suis critique avec l’idée que la méditation soit une activité de « pleine conscience » – qui est une traduction malheureuse que les Français ont faite du mot « mindfulness ». C’est une profonde erreur. Je définirais au contraire la méditation comme le fait de lâcher la conscience. En la faisant passer à l’arrière-plan, je touche une expérience de présence, de confiance et de communion, qui n’a plus besoin de passer par le fait d’être conscient de tout. Être humain, ce n’est pas être conscient de tout. En tant qu’hypersensible, ces pratiques d’ultra-concentration pour stabiliser l’esprit ont été très nuisibles pour moi. Car un hypersensible ne parviendra jamais à stabiliser son esprit, il sera toujours traversé par énormément de choses. Ce discours abstrait sur la pleine conscience peut vite être très culpabilisateur.

Quels conseils donneriez-vous à nos étudiants ?
La première chose, très importante, c’est d’être en rapport à son désir. Il ne faut jamais lâcher sur son désir. Une vie humaine impose le risque d’interroger son désir pour de bon. Avant de voir s’il est réaliste, juste ou non, il faut d’abord réussir à l’entendre. Or, on a toujours dit qu’il fallait le couper avant de l’expérimenter. Trop de gens n’osent pas être à l’écoute de leur désir, pensant que si l’on est à son écoute, c’est qu’on doit le réaliser. Mais pas forcément, ce n’est pas automatique ! Prendre le temps de sentir son désir profond, de savoir ce qui est vraiment essentiel pour soi, change profondément une existence : ça donne un enracinement. Après, ça n’empêche pas qu’on doive parfois faire des compromis !
La deuxième chose – la plus extraordinaire dans une vie humaine – c’est le sens du travail. Malheureusement, il a complétement perdu son sens authentique. On considère que le travail est un temps perdu, un temps donné ou un labeur. Il y a une très belle lettre de Rilke, devenu le secrétaire de Rodin, dans laquelle il lui demande comment faut-il vivre ? « Et vous m’avez répondu : en travaillant. Et je le comprends bien. Je sens que travailler, c’est vivre sans mourir. » Quand on travaille sur quelque chose qui nous semble vrai, cela nous augmente et nous grandit. C’est pour moi la chose la plus belle et qui me touche le plus. C’est assez mystérieux : des gens travaillent et d’autres pas. Lorsque le gardien a décidé de planter lui-même les plantes qu’il souhaitait dans mon immeuble, cela a absolument tout changé. N’importe où, on peut se réaliser. À parler sans arrêt de l’engagement comme s’il devait être à côté de sa vie, on s’égare beaucoup. Si chacun s’engage dans sa vie, quel que soit notre métier, ça peut faire la différence. Je préfère que mon médecin ne s’occupe pas d’humanitaire, mais qu’il soit présent et fasse son métier du mieux possible. Si le monde tient, c’est que des gens travaillent pour de bon, en prenant ce qu’ils font au sérieux.
La troisième chose, c’est aimer. L’amour est aujourd’hui médiocre, réduit à quelque chose de sentimental. Nous avons tout faux. On est en rapport avec l’amour quand on se demande : et si je ne savais rien de l’amour ? Par-là, je me pose à neuf des questions. L’amour, comme disait Dante – l’un des plus grands poètes occidentaux – « meut le soleil et les autres étoiles ». On a restreint l’amour à la relation amoureuse. Ça cause beaucoup de problèmes, aussi bien dans la vie quotidienne que dans la relation amoureuse. L’amour, c’est la force de vie qui donne envie de dire oui à ce qui est. Personne ne peut faire son travail sans amour. On n’ose plus le dire, c’est devenu comme un gros mot. Mais c’est la vérité ! Quelqu’un qui fait son métier sans l’aimer a perdu son âme. Il est à la fois malheureux et inefficient. Sans amour, il est incapable d’aider le monde.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
J’aime beaucoup ce que disait Kant : « Je ne peux pas savoir de ce que sera fait demain, mais je sais que le cœur de tout être humain est de faire le mieux possible. » Je ne sais pas de quoi est fait demain, mais la tâche de chacun d’entre nous est d’essayer de faire ce qu’il peut pour que le monde soit un peu plus habitable.

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